Nous commémorons lors du vendredi 20 novembre 2009, le T-DOR (Trans Day Of Remembrance), la Journée du souvenir en mémoire des victimes de transphobie. Sont indifféremment considérées comme victimes de transphobie les transgenres, transsexuelLEs, transvestiEs etc.
On estime durant cette dernière décennie que plus de 1 personne tous les 3 jours meurt, victime de transphobie. Mais on ne peut que regretter, en France, l'absence de statistiques officielles sur le sujet. On ne peut que regretter, surtout, l'absence de reconnaissance de la transphobie. Aucun texte de loi, aucune jurisprudence, rien ne permet à une personne trans en France de se faire reconnaître victime de harcèlement, de licenciement abusif, d'injures, d'agression physique, en raison de son identité de genre.
Les trans, pour la France, n'existent pas.
On peut se faire lapider, brûler, violer, parce que l'on est trans, cela ne restera qu'une agression parmi d'autres, et non pas un crime aggravé par des circonstances liées au genre de la victime. Parce qu'aujourd'hui en France, unE trans reste unE sous citoyenNE, sans autre droit que celui de se taire et de se plier aux exigences arbitraires et honteuses d'une élite juridique et médicale, autoproclamée experte. Protocoles médicaux humiliants, expertises judiciaires humiliantes..., sans l'existence d'un réseau, autant militant qu'humain, les trans resteraient peut-être des victimes. Mais les trans s'organisent et en premier lieu se souviennent, se souviennent des leurs mortEs tombéEs sous la haine. Se souvenir c'est résister.
Alors nous demandons :
• Dépsychiatrisation des personnes Trans, accompagnée du maintien du remboursement du parcours de transition. Consulter un psy doit être un choix personnel et voulu.
• Libre choix de son médecin, comme inscrit dans le code de déontologie médicale.
• Révision du rapport de l'HAS sur la prise en charge des personnes Trans.
• Aide à l'auto diagnostic facilitant l'accès des mineurEs aux différents parcours
• Réalisation d'enquêtes épidémiologiques et d'études scientifiques concernant notamment les interactions ARV – hormonothérapies chez les personnes Trans séropositives.
• Obtention du changement de l'état civil sans impératif d'hormonothérapie, de stérilisation ou d'opérations.
• Démantèlement des équipes officielles auto-proclamées expertes des questions Trans.
• Prise en compte officielle par la loi et la HALDE de la transphobie comme discrimination et motif de plainte
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